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Changer d'Hébergeur sans Perdre son Site — Checklist Complète

Cyril Heimann
8 min de lecture

Changer d'hébergeur web ne signifie pas perdre votre site. Avec la bonne méthode et une préparation rigoureuse, la transition peut se faire sans aucune interruption de service. Ce guide vous fournit une checklist complète et une méthode zéro-downtime pour migrer en toute sérénité.

Les risques d'une migration mal préparée

Une migration bâclée peut avoir des conséquences sérieuses. Le risque le plus redouté est la perte de données : fichiers supprimés, base de données corrompue ou emails perdus. Ces situations arrivent plus souvent qu'on ne le pense, surtout lorsque la migration est faite dans l'urgence.

L'indisponibilité prolongée est un autre risque majeur. Un site e-commerce inaccessible pendant 24 heures peut représenter des milliers d'euros de chiffre d'affaires perdus. Pour un blog ou un site vitrine, c'est un signal négatif pour le référencement : Google n'apprécie pas les sites fréquemment indisponibles.

Enfin, une migration mal gérée peut entraîner des problèmes de référencement durables : perte de positions dans les résultats de recherche, erreurs 404 sur des pages indexées, ou dégradation des Core Web Vitals. Ces problèmes peuvent mettre des semaines à se corriger.

La bonne nouvelle : tous ces risques sont évitables avec une préparation méthodique. Suivez la checklist ci-dessous point par point.

Checklist pré-migration (10 points)

Avant de commencer la migration, validez chacun de ces 10 points. Ne passez à l'action que lorsque tous les points sont cochés.

  • 1. Backup complet vérifié : sauvegardez tous les fichiers, la base de données et les emails. Testez la restauration du backup sur un environnement local pour confirmer son intégrité.
  • 2. Inventaire du site : listez toutes les fonctionnalités de votre site (formulaires, paiement, newsletter, cron jobs, redirections). Chaque fonctionnalité devra être testée après la migration.
  • 3. TTL DNS abaissé : réduisez le TTL de vos enregistrements DNS à 300 secondes au moins 48 heures avant la migration.
  • 4. Nouvel hébergeur configuré : créez votre compte, configurez la bonne version de PHP, créez la base de données et vérifiez la compatibilité technique.
  • 5. Accès FTP/SSH fonctionnels : vérifiez que vous pouvez vous connecter au nouvel hébergeur via FTP et SSH (si disponible).
  • 6. Copie du fichier .htaccess : si votre site utilise Apache, sauvegardez votre fichier .htaccess séparément. Les redirections et les règles de réécriture y sont souvent configurées.
  • 7. Documentation des paramètres email : notez la configuration de vos boîtes email (MX records, DKIM, SPF) pour les recréer chez le nouvel hébergeur.
  • 8. Planning de migration : choisissez un créneau de faible trafic et prévenez votre équipe. Préparez un plan de retour en arrière en cas de problème.
  • 9. Accès au registrar : vérifiez que vous avez accès à l'interface de gestion de votre nom de domaine pour modifier les DNS le moment venu.
  • 10. Deuxième backup : juste avant de commencer, faites un dernier backup pour capturer les toutes dernières modifications.

La méthode zéro-downtime

La méthode zéro-downtime garantit que votre site reste accessible à tout moment pendant la migration. Le principe est simple : le nouveau site est entièrement opérationnel avant le changement DNS.

Phase 1 : Mise en place sur le nouveau serveur

Transférez tous les fichiers et importez la base de données sur le nouvel hébergeur. Configurez votre site et testez-le via l'URL temporaire ou en modifiant votre fichier hosts local. À ce stade, votre ancien site continue de recevoir le trafic normalement.

Phase 2 : Synchronisation finale

Juste avant le changement DNS, effectuez une synchronisation de dernière minute : exportez la base de données de l'ancien hébergeur et réimportez-la sur le nouveau pour capturer les dernières modifications (commandes, commentaires, inscriptions). Pour les fichiers, transférez uniquement les fichiers modifiés depuis le premier transfert (un client FTP comme FileZilla peut comparer les dates de modification).

Phase 3 : Bascule DNS

Modifiez les enregistrements DNS pour pointer vers le nouveau serveur. Grâce au TTL abaissé, la propagation est rapide. Pendant la propagation, les deux serveurs sont actifs : l'ancien pour les visiteurs dont le cache DNS n'est pas encore mis à jour, le nouveau pour les autres.

Phase 4 : Consolidation

Une fois la propagation terminée (vérifiable via whatsmydns.net), tout le trafic arrive sur le nouveau serveur. Conservez l'ancien hébergement actif pendant 2 semaines minimum comme filet de sécurité.

Que faire en cas de problème ?

Malgré une préparation minutieuse, des problèmes peuvent survenir. Voici les situations les plus courantes et comment les résoudre.

Le site affiche une erreur 500 : vérifiez la version de PHP, les permissions des fichiers (755 pour les dossiers, 644 pour les fichiers) et le fichier .htaccess. Consultez les logs d'erreur du serveur pour identifier la cause précise.

La base de données ne se connecte pas : vérifiez les identifiants dans votre fichier de configuration (wp-config.php pour WordPress). Confirmez que l'hôte de la base de données est correct (souvent "localhost" mais pas toujours chez tous les hébergeurs).

Les images ne s'affichent pas : vérifiez que tous les fichiers du dossier uploads (ou équivalent) ont été transférés. Contrôlez les URLs dans la base de données : si elles contiennent des chemins absolus, elles devront être mises à jour.

Plan de retour en arrière : si les problèmes sont trop nombreux ou critiques, rebasculez les DNS vers l'ancien serveur. Votre site redevient opérationnel en quelques minutes. Prenez le temps de diagnostiquer et corriger les problèmes sur le nouveau serveur avant de retenter la bascule.

Hébergeurs qui facilitent la migration

Certains hébergeurs se démarquent en proposant des outils et services qui simplifient considérablement la migration.

  • Hostinger propose un assistant de migration automatique intégré à son panel. Vous fournissez les identifiants de votre ancien hébergeur et Hostinger s'occupe du transfert. Le service est gratuit et disponible pour WordPress et les autres CMS.
  • o2switch offre une migration gratuite prise en charge par leur équipe technique. Vous créez un ticket de support et les techniciens transfèrent votre site pour vous. C'est la solution idéale si vous ne voulez pas mettre les mains dans la technique.
  • Infomaniak propose un outil de migration automatique et un accompagnement technique pour les migrations complexes. Leur support en français est réactif et compétent pour vous guider dans le processus.

Si vous hésitez entre ces hébergeurs, consultez notre comparatif complet pour identifier celui qui correspond le mieux à vos besoins et votre budget.

Questions fréquentes

Nos autres guides

Ressources complémentaires

Sources et références

  1. [1]Plans hébergement HostingerHostinger, vérifié le 25 février 2026
  2. [2]Technologie et infrastructure HostingerHostinger, vérifié le 25 février 2026
  3. [3]Avis Hostinger sur TrustPilotTrustPilot, vérifié le 25 février 2026
  4. [4]Offre unique o2switcho2switch, vérifié le 25 février 2026
  5. [5]Infrastructure o2switch Clermont-Ferrando2switch, vérifié le 25 février 2026
  6. [6]Avis o2switch sur TrustPilotTrustPilot, vérifié le 25 février 2026
  7. [7]Hébergement InfomaniakInfomaniak, vérifié le 25 février 2026
  8. [8]Centres de données Infomaniak (Suisse)Infomaniak, vérifié le 25 février 2026
  9. [9]Avis Infomaniak sur TrustPilotTrustPilot, vérifié le 25 février 2026